Angoulême: un nouvel outil pour l’emploi des jeunes

Après les grandes villes, le réseau Nos quartiers ont des talents s’implante à Angoulême pour les jeunes issus de milieux défavorisés.

D’un côté des jeunes diplômés issus des quartiers difficiles et qui peinent à trouver un emploi pour cette raison malgré leurs diplômes, de l’autre des chefs d’entreprises qui les parrainent pour les aider à décrocher cet emploi via un réseau national. C’est le principe de Nos quartiers ont des talents, une association fondée en 2006 en Seine-Saint-Denis par un patron du coin, Raynald Raimbault, au nom de « l’égalité des chances ». Le dispositif s’adresse à des jeunes ayant bac+3 ou plus, issus de milieux défavorisés.

Depuis, l’initiative a essaimé dans de nombreuses grandes villes, et s’attaque aujourd’hui aux villes moyennes, en commençant par Angoulême. Ici, l’opération est rebaptisée « Nos territoires ont des talents » et ne se limite pas aux jeunes issus des quartiers, mais aussi aux jeunes ruraux « qui ont les mêmes difficultés d’accès à l’emploi ».

1.100 entreprises dans la région

A Angoulême, l’association NQT a pour partenaire le Medef Charente, qui abritera dans ses locaux de la rue de l’Arsenal la collaboratrice en cours de recrutement pour piloter le dispositif. Son rayon d’action s’agrandira au fur et à mesure sur toute la région. « Nous avons 1.100 entreprises adhérentes, on a commencé à en parler, l’accueil est très favorable, assure Alain Lebret, le président du Medef. Beaucoup d’entre elles ont parfois des difficultés à recruter des cadres. »

L’antenne angoumoisine aura pour charge de recruter les parrains, alors que Pôle Emploi, partenaire national de NQT, repère les jeunes concernés. Ensuite, les uns et les autres sont mis en relation avec un suivi permanent.

Déclarée d’utilité nationale, l’association revendique avoir conduit vers l’emploi plus de 20.000 jeunes depuis sa création, avec le concours de 5.000 parrains et de 700 entreprises. « 72% d’entre eux ont trouvé un emploi au niveau de leurs compétences dans les six mois. »

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